van Dyck

Antoine van Dyck naît le 22 mars 1599 à Anvers, dans les Pays-Bas espagnols. Favori des princes et des souverains européens, il fut l’un des plus grands peintres flamands de la période baroque et l’un des portraitistes les plus admirés de tous les temps. Enfant prodige, il entre à 10 ans dans l’atelier d’Hendrik van Balen, avant de devenir à 19 ans l’assistant principal de Pierre Paul Rubens, qui le qualifie de « meilleur de ses disciples ». De 1621 à 1627, Van Dyck voyage en Italie et découvre les œuvres des grands peintres de la Renaissance, en particulier Titien, Giorgione et Véronèse, qui auront une influence décisive sur son évolution. C’est en Italie, notamment à Gênes, qu’il forge son style de portraitiste : élégance raffinée, somptuosité des étoffes et profondeur psychologique des modèles.
Appelé à Londres par Charles Ier d’Angleterre en 1632, Van Dyck devient le principal peintre de cour en Angleterre, réputé pour les portraits qu’il réalise du roi, de sa famille et de la cour, peints avec une élégance décontractée qui influencera les portraitistes anglais pendant près d’un siècle et demi. Fait chevalier par le roi, il signe dès lors ses œuvres « Sir Anthony van Dyck ». Parmi ses portraits les plus célèbres figurent le Portrait équestre de Charles Ier (1637), le Triple Portrait du roi Charles Ier (1635) et de nombreux autoportraits. Il meurt le 9 décembre 1641 à Londres, laissant une œuvre considérable qui contribua à fonder l’école anglaise de peinture et continua d’inspirer Gainsborough et Reynolds tout au long du XVIIIe siècle.